- La distance ano-génitale et la forme de l’orifice génital aident à déterminer le sexe félin.
- Chez le mâle, l’orifice génital est rond et la distance ano-génitale est plus longue.
- Chez la femelle, l’orifice génital est une fente verticale et la distance ano-génitale est courte.
- Le meilleur moment pour sexer un chaton est entre 3 et 8 semaines.
Vous venez d’adopter un chaton, ou vous en accueillez un trouvé dehors, et la question arrive vite : mâle ou femelle ? On comprend. Entre les poils, les petits gabarits et le chaton qui gigote, on peut douter… même quand on a l’habitude. Nous allons vous montrer une méthode simple pour déterminer le sexe d’un chat en regardant la zone ano-génitale, sans stress et sans “interprétation hasardeuse”. Et au passage, on verra à quel âge le sexage devient fiable, les pièges classiques, puis ce que les hormones changent vraiment (ou pas) dans le comportement.
Sexe félin : reconnaître mâle ou femelle en 2 minutes (méthode simple et fiable)
En pratique, on s’appuie sur deux indices très stables : la distance ano-génitale et la forme de l’orifice génital, puis on confirme avec la présence éventuelle de bourses. Avec un bon éclairage et quelques secondes de calme, ces repères suffisent dans la grande majorité des cas.
Observer la zone ano-génitale : la distance entre les deux orifices (distance ano-génitale) et comment la mesurer visuellement
La base du sexage du chat, c’est la distance entre l’anus et l’orifice génital. Chez le mâle, cette distance est plus grande. Chez la femelle, elle est courte, presque “collée”, ce qui donne un ensemble très compact sous la queue.
Concrètement, placez le chaton dos à vous et regardez sous la queue. Vous verrez deux ouvertures : l’anus en haut (toujours rond), puis l’orifice génital en dessous. La question est simple : est-ce qu’il y a un “espace” net entre les deux ?
Inutile de sortir une règle. À l’œil, chez une femelle on a souvent l’impression d’un duo très rapproché. Chez un mâle, on distingue davantage de peau entre les deux orifices, comme un petit “intervalle”.
Oui, ça fonctionne à tous les âges, mais c’est plus subtil chez le nouveau-né. Et chez certains individus très poilus, il faut parfois écarter un peu le pelage pour y voir clair.
Formes à repérer : orifice rond chez le mâle vs fente verticale (vulve) chez la femelle, avec astuces pour ne pas se tromper
Deuxième indice clé : la forme de l’orifice génital. Chez la femelle, c’est une fente verticale, correspondant à la vulve. Chez le mâle, c’est plutôt un orifice rond, correspondant au pénis (prépuce).
Une astuce simple consiste à visualiser des lettres. Femelle : anus rond + fente dessous = comme un “i”. Mâle : anus rond + autre rond dessous = comme “:”. Ce n’est pas une science exacte, mais c’est un bon repère quand on débute.
Attention toutefois aux erreurs classiques : si vous soulevez trop la queue, ou si le chaton se contracte, tout peut paraître “aplati”. Prenez une seconde, relâchez un peu, puis regardez à nouveau avec une lumière douce mais franche.
Sur une photo nette prise sans flash, ces formes sautent parfois plus aux yeux qu’en direct quand le chaton bouge. Si vous hésitez, c’est souvent la meilleure manière de comparer au calme.
Chez le chaton : bourses, testicules et cas des « retardataires » (descente tardive), sans paniquer
Chez un jeune mâle, on peut parfois voir une petite poche sous l’anus : ce sont les bourses, où descendent les testicules. Selon l’âge et l’individu, elles peuvent être très discrètes au début, voire difficiles à distinguer sous le pelage.
Au fil des semaines, les testicules deviennent parfois palpables ou visibles, surtout chez certains gabarits. Mais il existe aussi des “retardataires”, avec une descente tardive qui rend l’observation moins évidente pendant un moment.
Ne paniquez pas si vous ne voyez rien de net à 4 semaines. Dans ce cas, revenez aux deux critères les plus fiables : distance ano-génitale et forme fente vs rond. Les bourses servent surtout de confirmation, pas de point de départ.
Si, plus tard, vous suspectez des testicules non descendus chez un adulte ou un grand adolescent (cryptorchidie), c’est une autre situation. On en reparle plus bas, car un avis vétérinaire devient alors important.
À quel âge peut-on sexer un chaton de façon fiable ? (de la naissance à 3 mois)

Le bon timing change tout : plus le chaton grandit, plus les repères anatomiques deviennent nets. Paradoxalement, l’agitation et le pelage peuvent ensuite compliquer à nouveau l’examen si on s’y prend mal.
De la naissance à 2 semaines : ce qui est possible, ce qui reste incertain (petite taille, repères subtils)
Chez le chaton nouveau-né, tout est minuscule. Les deux orifices sont proches dans tous les cas, et la différence de distance ano-génitale peut être très subtile, même avec de bons yeux.
On peut déjà tenter de sexer un chaton dès les premiers jours en observant soigneusement fente verticale vs orifice rond. Mais soyons honnêtes : même avec de l’expérience, il arrive qu’on se trompe au départ.
Le contexte compte aussi beaucoup. Si c’est une portée à surveiller avec une maman protectrice ou stressée, mieux vaut éviter des manipulations répétées juste pour “être sûr”.
Dans ces premiers jours, visez surtout une hypothèse raisonnable, puis re-vérifiez vers 3 à 6 semaines. À ce moment-là, les repères se confirment souvent sans ambiguïté.
De 3 à 8 semaines : période la plus pratique pour déterminer le sexe, et pourquoi les repères deviennent plus nets
Entre 3 et 8 semaines, c’est souvent le meilleur moment pour déterminer le sexe d’un chaton. Les proportions changent vite : la distance ano-génitale devient plus visible chez le mâle, ce qui rend la comparaison beaucoup plus simple.
Les formes s’affirment aussi. La vulve garde sa fente verticale typique chez la femelle, tandis que chez le mâle l’orifice reste plutôt circulaire. Chez certains individus, on devine même déjà un début de bourses.
Autre avantage : beaucoup de chatons se laissent encore manipuler quelques secondes sans “lutte olympique”. Ils sont curieux, mais pas encore ultra rapides ni franchement méfiants.
Si vous adoptez via association ou refuge autour de cet âge-là, n’hésitez pas à demander comment le sexage a été confirmé. Une double vérification (dont une en consultation) évite bien des erreurs.
Après 2-3 mois : puberté qui approche, changements visibles et limites si le chaton est poilu ou remuant
Après 8 à 12 semaines environ, la visibilité anatomique s’améliore généralement encore. Chez certains mâles, bourses et testicules deviennent plus faciles à identifier. La puberté n’est pas forcément là, mais elle se rapproche selon les individus.
Le revers, c’est que certains chatons deviennent très remuants. Et si votre compagnon a des poils longs, tout peut paraître flou sous la queue, même quand les repères sont bien présents.
Dans ce cas, une observation rapide au bon éclairage fonctionne mieux qu’une inspection prolongée. Sur les chats très fournis en pelage, on peut écarter délicatement les poils pour distinguer anus et orifice génital, sans tirer sur la peau ni forcer.
Le saviez-vous ? Beaucoup d’“erreurs” annoncées vers 10 semaines viennent d’une première observation faite trop tôt… puis jamais recontrôlée correctement.
Tableau comparatif mâle vs femelle : repères visuels, âges clés et niveau de certitude
Pour aller vite sans se perdre dans les détails, voici nos repères concrets côte à côte, puis une mini-checklist simple avant de trancher. L’idée n’est pas de “deviner”, mais de croiser deux signaux fiables.
Repères anatomiques côte à côte : anus, orifice génital, pénis/vulve, bourses/testicules, fente verticale vs orifice rond
Quand on parle de sexe félin, nous revenons toujours aux mêmes points, car ils sont robustes. L’anus est rond dans tous les cas : c’est donc surtout l’orifice génital en dessous qui fait la différence, par sa forme et sa position.
Chez le mâle adulte non castré, les testicules sont en général visibles dans les bourses. Chez un jeune, ils peuvent être petits, et donc moins évidents. Chez une femelle, pas de bourses : seulement une vulve en fente verticale.
Voici un tableau récapitulatif simple. Gardez-le en tête quand vous observez votre animal quelques secondes.
| Critère | Mâle | Femelle | À quoi ça ressemble | Niveau d’aide |
|---|---|---|---|---|
| Anus | Rond | Rond | Petit cercle supérieur | Faible seul |
| Orifice génital | Plutôt rond | Fente verticale | Cercle vs trait vertical | Très bon |
| Distance ano-génitale | Plus longue | Courte | Espace net vs quasi collé | Très bon |
| Bourses/testicules | Souvent présents (selon âge) | Absents | Petite poche ou relief sous l’anus | Bon si visible |
| Ensemble visuel (mémo) | “:” | “i” | Deux ronds vs rond + fente | Aide mémoire |
Un point rassurant : si vos deux critères principaux concordent (forme + distance), vous êtes généralement sur du solide, même sans voir clairement des testicules. Si, au contraire, tout semble ambigu, ne forcez pas : on passe à l’étape suivante.
Âges de fiabilité : nouveau-né, 4-6 semaines, 8-12 semaines, adulte (quoi attendre à chaque étape)
La fiabilité dépend beaucoup du moment où vous regardez. Plus tôt, c’est plus subtil. Plus tard, c’est plus évident, sauf si le pelage est dense ou si l’animal ne coopère pas du tout.
À titre indicatif, voici comment on évalue souvent la certitude selon l’âge lorsqu’on se base uniquement sur une observation visuelle rapide :
| Âge du chat | Ce qu’on voit habituellement | Fiabilité moyenne du sexage visuel |
|---|---|---|
| Nouveau-né à 2 semaines | Repères minuscules, distances proches | Moyenne |
| 4-6 semaines | Formes nettes, distances mieux marquées | Bonne |
| 8-12 semaines | Confirmation facilitée, parfois bourses visibles chez les mâles | Très bonne |
| Adulte non castré | Testicules souvent évidents + distance marquée | Excellente |
Si vous trouvez surprenant que le nouveau-né soit moins fiable, c’est normal. À cet âge-là, même des personnes expérimentées re-vérifient ensuite.
Et si votre objectif est pratique (choisir un prénom, organiser une cohabitation, anticiper la stérilisation), viser une confirmation autour de 6 à 8 semaines évite bien des hésitations.
Mini-checklist avant de décider : éclairage, position du chat, poils, propreté, photo (sans flash) pour comparer
Avant d’annoncer fièrement “c’est un garçon” ou “c’est une fille”, prenez dix secondes pour sécuriser vos conditions d’observation. Un bon éclairage près d’une fenêtre, un chat posé sur une serviette stable, et une queue soulevée doucement changent tout.
Si le chat a les poils longs, écartez-les délicatement. Si la zone est sale, un nettoyage léger avec une compresse humide tiède suffit, puis on sèche doucement. Et si vous hésitez encore, une photo sans flash permet de zoomer ensuite tranquillement, sans stresser l’animal.
Plutôt que de “sentir” la réponse, comparez aux repères “i” vs “:”. Et si le doute persiste, ne jouez pas au détective pendant dix minutes : l’agacement monte des deux côtés.
Si vous adoptez via refuge ou association, ou si c’est un jeune errant, demandez une confirmation lors du premier bilan vétérinaire. En consultation, avec une contention douce et un bon éclairage, c’est souvent réglé en quelques secondes.
| Si je doute… | Action simple |
|---|---|
| Chaton très jeune (< 3 semaines) | Refaire un contrôle vers 5-6 semaines |
| Chat bouge trop ou poils longs | Photo nette + nouvelle tentative au calme |
| Suspicion d’anomalie ou testicule absent durablement | Prendre rendez-vous vétérinaire |
Erreurs fréquentes et cas particuliers : quand le sexage devient piégeux (et quand consulter)
Parfois, ce n’est pas vous qui observez mal. Certaines situations rendent la lecture difficile, et quelques cas particuliers méritent carrément un avis vétérinaire, surtout si quelque chose vous semble “anormal” ou douloureux.
Poils longs, saletés et obésité : ce qui masque l’orifice génital et comment sécuriser l’observation (hygiène, douceur)
Les chats à poils longs sont champions pour cacher leurs indices anatomiques. Les mèches font comme un rideau autour des orifices, surtout quand le chat bouge. La plupart du temps, écarter doucement les poils suffit à retrouver une vue nette.
Les saletés compliquent aussi tout : selles collées autour de l’anus, poussière, petites croûtes. Un nettoyage doux avec une compresse humide tiède aide, puis on sèche légèrement. Évitez les savons parfumés, souvent irritants et inutiles.
Chez certains chats adultes en surpoids, il y a plus de tissus graisseux autour du périnée. Résultat : l’orifice génital peut paraître “enfoui”. Là encore, un bon éclairage et une photo zoomée rendent service.
Si votre animal montre de la douleur, grogne, présente une rougeur importante, un écoulement, ou une odeur forte persistante, stoppez. On sort du simple sexage : il faut vérifier l’état de la zone.
Cryptorchidie : testicules non descendus, ce que ça signifie et pourquoi un avis vétérinaire est important
La cryptorchidie correspond au fait qu’un ou deux testicules ne descendent pas dans les bourses. Le scrotum paraît vide, voire asymétrique. Pourtant, les autres indices (distance ano-génitale plus longue, orifice plutôt rond) peuvent indiquer clairement un mâle.
Chez certains jeunes, il existe une descente tardive. Mais passé plusieurs mois, surtout à l’approche de la maturité sexuelle, cela mérite un contrôle. Un testicule resté dans l’abdomen présente davantage de risques de problèmes ultérieurs.
Au quotidien, cela change aussi un point important : un mâle cryptorchide produit souvent des hormones androgènes. Marquage urinaire, comportements territoriaux ou bagarres peuvent donc persister, même si “on ne voit rien” dans les bourses.
La prise en charge repose généralement sur une chirurgie adaptée lors de la castration. Seul un examen clinique permet de choisir la technique pertinente.
Anomalies génitales et intersexuation (DSD) : signes d’alerte, limites de l’auto-diagnostic, examens possibles
Plus rarement, certains chats présentent des variations du développement sexuel, appelées DSD. Cela peut donner une apparence externe ambiguë : orifices difficiles à classer, gonflements atypiques, absence claire d’organes attendus.
Quelques signaux peuvent alerter : présence supposée d’une “vulve” avec une masse ressemblant à une bourse, écoulements anormaux, infections urinaires répétées, ou impression générale que “ça ne ressemble pas à d’habitude”. Si votre intuition vous dit que quelque chose cloche, écoutez-la.
À la maison, la limite est simple : observer, oui ; diagnostiquer, non. Le vétérinaire pourra proposer un examen complet, une échographie, voire des tests hormonaux ou génétiques selon la situation.
L’objectif n’est pas seulement de mettre une étiquette “mâle/femelle”, mais d’assurer une santé urinaire et reproductive correcte. Parfois, il n’y a aucun problème majeur ; parfois, une intervention est utile.
Il est essentiel de comprendre les comportements liés à la maturité sexuelle des chats. Pour approfondir ce sujet, consultez notre article sur la gestion du cycle de chaleur chez les chiennes, qui aborde des thèmes similaires.
Comportements et maturité sexuelle : ce qui dépend des hormones (et ce qui dépend surtout de l’individu)
Une fois qu’on sait “mâle ou femelle”, beaucoup se demandent aussitôt comment leur animal va se comporter. Ici, on fait la part des choses entre effets hormonaux fréquents et personnalité individuelle, qui reste un facteur majeur.
Marquage urinaire, fugues et bagarres : rôle de la testostérone, spray territorial et signaux à surveiller
Chez beaucoup de chats mâles non castrés à l’approche de la maturité sexuelle, on observe davantage de comportements liés aux hormones. Le plus connu reste le marquage urinaire, appelé spray territorial : un jet souvent dirigé contre un mur ou un meuble, différent d’une miction classique dans le bac.
La testostérone favorise aussi certaines conduites : exploration intense, tentatives de fugue, et parfois bagarres entre mâles voisins. Tous ne deviennent pas “bagarreurs”, mais ces comportements sont plus fréquents quand les hormones montent.
Des signaux précoces peuvent apparaître : reniflage insistant des portes et fenêtres, agitation nocturne, queue frémissante contre des surfaces verticales. Et oui, l’odeur est souvent très marquée, surtout sur les textiles.
Punir ne sert presque jamais dans ce contexte. Mieux vaut sécuriser : bac propre (parfois un bac supplémentaire aide), enrichissement de l’environnement (griffoirs, jeux), limitation des sorties non contrôlées, et discussion sur la castration selon votre situation.
Chaleurs chez la femelle : miaulements, agitation, posture de lordose, fréquence et durée typiques
Chez les femelles non stérilisées, les périodes de chaleurs peuvent être spectaculaires. Le signe le plus parlant reste souvent des miaulements insistants, parfois très longs et répétés, de jour comme de nuit. Beaucoup de personnes pensent à une douleur, alors qu’il s’agit le plus souvent d’un phénomène hormonal.
On observe aussi des roulades au sol, des frottements contre les meubles ou les jambes, et une recherche d’attention quasi permanente. La posture typique est la lordose : l’arrière-train relevé, avec la queue sur le côté, comme si la chatte “présentait” son bassin.
La fréquence et la durée varient selon les individus, la saison et la luminosité. Certaines chattes enchaînent les chaleurs si elles ne sont pas gestantes, ce qui peut être éprouvant pour tout le foyer.
Si le comportement apparaît soudainement hors de tout contexte habituel, ou s’il s’accompagne de signes urinaires (douleur, sang, efforts), il faut consulter. Une chaleur est bruyante, mais elle ne doit pas être douloureuse.
Reproduction et stérilisation/castration : cycle œstral, gestation et meilleur moment pour agir
Comprendre la reproduction féline aide autant à éviter des portées non désirées qu’à protéger la santé et la sérénité à la maison. Et, dans la vraie vie, les “accidents” arrivent plus vite qu’on ne l’imagine, surtout si un chat a accès à l’extérieur.
Reproduction du chat : cycle œstral, ovulation induite, accouplement et âge minimum (risques des portées précoces)
La chatte fonctionne avec un cycle œstral souvent saisonnier. Si elle n’est pas gestante, elle peut enchaîner plusieurs périodes de chaleurs pendant la saison de reproduction. Particularité importante : l’ovulation est dite induite, c’est-à-dire qu’elle survient principalement après l’accouplement.
C’est aussi pour cela qu’une seule sortie peut suffire à déclencher une gestation. Beaucoup de propriétaires pensent qu’il faut “plusieurs fois” ou “plus longtemps”, mais la réalité est moins indulgente.
La puberté peut survenir autour de 4 à 9 mois selon la taille, la race et la lumière. Certaines jeunes chattes peuvent donc être gestantes très tôt. Une grossesse précoce augmente les risques : croissance pas terminée, besoins nutritionnels élevés, et mise bas parfois plus compliquée.
Chez le mâle, la maturité sexuelle arrive aussi, parfois plus tôt qu’on ne le croit. Un jeune mâle peut commencer à monter et à féconder avant que l’entourage ne se sente “concerné”. Si vous vivez avec des frères et sœurs mâle/femelle, la séparation doit être stricte avant l’approche de la puberté.
Le message clé est simple : si vous ne voulez pas de bébés, n’attendez pas la première chaleur comme “preuve”. C’est souvent précisément à ce moment-là que l’accident se produit.
Gestation et mise bas : durée, signes, suivi et quand appeler le vétérinaire
La gestation chez la chatte dure en moyenne autour de 63 à 65 jours, avec de petites variations. Au début, les signes peuvent rester discrets : appétit qui change, mamelles qui rosissent chez certaines femelles, ou besoin accru de calme.
À l’approche du terme, l’abdomen s’arrondit et la future mère cherche un endroit tranquille pour faire son nid. Une baisse de température peut survenir dans les dernières 24 heures, mais ce n’est pas toujours facile à repérer à la maison.
Pendant la mise bas, les contractions puis l’expulsion des chatons peuvent s’étaler sur plusieurs heures, avec des pauses. Il faut appeler rapidement si les contractions fortes durent plus de 20 à 30 minutes sans sortie de chaton, en cas d’écoulement verdâtre avant le premier chaton, de détresse évidente, de saignements abondants, ou de fièvre et abattement après la mise bas.
Après la naissance, surveillez que les chatons tètent bien et que la mère mange et boit. Le suivi du poids des chatons, avec une prise quotidienne régulière, donne un excellent indicateur de bonne évolution. Si la mère ignore totalement les petits ou devient agressive brutalement, demandez conseil sans attendre.
Stérilisation/castration : quand, pourquoi, bénéfices santé et comportement, idées reçues
La stérilisation de la femelle (ovariectomie ou ovariohystérectomie selon les pratiques) et la castration du mâle réduisent drastiquement les portées non désirées. Elles diminuent aussi les comportements liés aux hormones, comme les miaulements de chaleurs ou de nombreux marquages urinaires.
Il existe également des bénéfices de santé : réduction du risque d’infection de l’utérus (pyomètre) et diminution du risque de tumeurs mammaires quand la stérilisation est réalisée tôt. Le moment idéal dépend des pays, des pratiques et du profil de l’animal, mais beaucoup de vétérinaires proposent une intervention vers 5 à 6 mois, avant la puberté.
Certaines structures (notamment en protection animale) peuvent proposer des protocoles plus précoces, avec un suivi adapté. Le meilleur créneau reste celui qui évite une première chaleur ou une première grossesse, tout en respectant le contexte de croissance et de santé.
Côté idées reçues, on peut clarifier. “Ça les rend gros” n’est pas une fatalité : la prise de poids vient surtout d’un apport calorique trop élevé après une baisse des besoins, et une alimentation ajustée suffit souvent. “Ça change la personnalité” est généralement faux : cela réduit surtout la tension sexuelle, mais le tempérament de base reste le même. Quant à la douleur, l’anesthésie et l’analgésie modernes permettent le plus souvent une récupération rapide avec des soins post-opératoires corrects.
Après l’opération, prévoyez un endroit calme pendant quelques jours et surveillez la cicatrice quotidiennement, sans obsession. Si vous voyez une rougeur qui s’étend, un gonflement, un écoulement, une grande fatigue ou une perte d’appétit, contactez la clinique.
La stérilisation et la castration jouent un rôle crucial dans la santé des animaux. Pour une perspective sur les soins préventifs, lisez notre article sur les antiparasitaires pour les chatons.
Notre méthode pour vérifier sereinement… et savoir quand demander un avis vétérinaire
On résume notre approche : regarder calmement la distance anus-orifice et la forme de l’orifice génital, puis décider au bon âge, sans forcer. En pratique, ces deux critères suffisent dans la majorité des situations, surtout entre 4 et 8 semaines.
Revenez toujours aux deux repères solides : distance ano-génitale plus longue chez le mâle et plus courte chez la femelle, plus forme plutôt ronde chez le mâle versus fente verticale chez la femelle. Si vous avez observé très tôt, recontrôler plus tard n’a rien d’anormal, c’est même la meilleure manière d’éviter les erreurs.
Si le doute persiste, refaites l’observation un autre jour au bon éclairage, prenez une photo sans flash pour zoomer, et demandez une confirmation lors de la première visite vétérinaire, surtout pour un chaton trouvé dehors. Et si vous observez douleur, difficultés urinaires, anatomie franchement atypique ou scrotum vide après plusieurs mois, n’attendez pas.
Au fond, le plus important est le confort. Un chaton qui garde confiance en vos mains devient un adulte bien plus simple à soigner et à manipuler. Prenez votre temps : vous aurez la réponse, et votre chat ne vous en voudra pas.
Foire aux questions
À quel âge peut-on déterminer le sexe d’un chaton de manière fiable ?
La détermination du sexe d’un chaton est généralement plus fiable entre 3 et 8 semaines. À cet âge, la distance ano-génitale et la forme de l’orifice génital deviennent plus distinctes, facilitant l’identification. Avant 3 semaines, les repères sont souvent trop subtils pour être fiables.
Comment différencier un chat mâle d’une femelle ?
Pour différencier un chat mâle d’une femelle, observez la distance ano-génitale et la forme de l’orifice génital. Les mâles ont une distance plus longue et un orifice rond, tandis que les femelles présentent une distance plus courte et une fente verticale. Ces critères sont les plus fiables pour le sexage félin.
Que faire si je ne parviens pas à déterminer le sexe de mon chaton ?
Si vous avez des difficultés à déterminer le sexe de votre chaton, réessayez à un moment calme et avec un bon éclairage. Vous pouvez aussi prendre une photo pour l’examiner plus en détail. En cas de doute persistant, consultez un vétérinaire pour une confirmation professionnelle.
Quels sont les signes de la cryptorchidie chez un chat mâle ?
La cryptorchidie se manifeste par l’absence de testicules visibles dans les bourses d’un chat mâle. Bien que la distance ano-génitale et l’orifice génital puissent indiquer un mâle, un examen vétérinaire est nécessaire pour confirmer et traiter ce problème, car il peut entraîner des complications de santé.