Vaccin de la toux du chenil : un vaccin non essentiel qui n'empêche pas l'infection mais peut réduire la gravité, et qui ne s'injecte jamais par le nez

Vaccin de la toux du chenil : un vaccin non essentiel qui n’empêche pas l’infection mais peut réduire la gravité, et dont les formes vivantes ne s’injectent jamais

23/10/2026
Vaccin de la toux du chenil : un vaccin non essentiel qui n’empêche pas l’infection mais peut réduire la gravité, et dont les formes vivantes ne s’injectent jamais
23/10/2026

En bref

Pour la WSAVA, association mondiale de vétérinaires, le vaccin contre la toux du chenil est un vaccin non essentiel chez le chien de compagnie. Il ne prévient pas l’infection mais peut en réduire la gravité. Il existe en voie intranasale, orale et injectable, avec un rappel annuel. Les vaccins intranasaux et oraux ne doivent jamais être injectés.

Ce que le vaccin fait, et ne fait pas

La pension demande le vaccin ? Avant de prendre rendez-vous, le point qui change la lecture des pages classées : l’aperçu de Google écrit que le vaccin « protège les chiens contre la trachéobronchite infectieuse canine », la maladie que l’on appelle toux du chenil. Les lignes directrices de 2024 sont plus nuancées.

Elles rangent les vaccins contre Bordetella bronchiseptica, une bactérie, et contre le virus parainfluenza canin parmi les vaccins non essentiels des chiens de compagnie. Un vaccin non essentiel se recommande surtout aux animaux que leur lieu de vie ou leur mode de vie exposent à l’infection. Les vaccins contre les agents respiratoires ne préviennent pas l’infection mais peuvent réduire la gravité de la maladie.

Les trois formes, et ce qui ne se fait jamais

Les vaccins existent seuls ou en combinaison de Bordetella bronchiseptica, du virus parainfluenza et de l’adénovirus canin de type 2. Leur forme décide du geste.

FormePrimo-vaccinationRappel
Intranasale ou orale (bactérie vivante atténuée)Une dose suffit ; certains produits dès 3 semaines, d’autres à 7 ou 8 semaines, selon la noticeAnnuel
Injectable (bactérie inactivée ou sous-unité)Deux doses, généralement espacées de 2 à 4 semaines, selon la noticeAnnuel pour la plupart

Les vaccins intranasaux et oraux sont des vaccins vivants : ils ne doivent jamais être injectés, au risque d’une réaction sévère. À l’inverse, un vaccin injectable ne se donne pas par le nez ou par la bouche, ce qui serait inefficace et désagréable pour l’animal.

Les mêmes lignes directrices relèvent que les vaccins injectables peuvent offrir une protection différente de celle des vaccins appliqués sur les muqueuses, et que, selon certaines données, la voie intranasale donnerait de meilleurs résultats cliniques que la voie orale. Les intervalles et l’âge de première administration varient avec les produits : la notice du vaccin fait foi.

Trois cas de figure : pension, refuge, chien sans contact

Dans le cas d’une pension, d’un club d’éducation ou d’un concours, le contact avec d’autres chiens est ce qui compte, et le vétérinaire en décide avec vous. Les pages classées indiquent que beaucoup de ces lieux exigent le vaccin et de le faire quelques jours avant l’entrée, mais c’est leur règlement interne qui l’impose, pas une loi.

En refuge, les lignes directrices placent B. bronchiseptica et le parainfluenza parmi les vaccins essentiels des chiens, à administrer dès l’admission, par voie intranasale dès 3 semaines d’âge.

Pour un chien qui croise peu de congénères, le vaccin n’est pas présenté comme nécessaire par ces lignes directrices : la décision se prend avec le vétérinaire, selon son mode de vie.

Flacon de vaccin et seringue posés sur une table de soins

Rappels et effets passagers

Les vaccins non essentiels se renouvellent en général chaque année pour offrir une protection fiable. Si la protection a lâché, c’est-à-dire si le dernier vaccin remonte à trop longtemps, les lignes directrices recommandent, par précaution, de recommencer avec deux doses espacées de 2 à 4 semaines.

De la toux, des éternuements ou un écoulement du nez ou des yeux passagers peuvent apparaître chez un faible pourcentage de chiens vaccinés par voie intranasale ou orale.

Quand appeler le vétérinaire

Important

Un chien qui tousse avec de la fièvre, une perte d’appétit, une respiration difficile ou une grande fatigue se montre au vétérinaire sans attendre, vacciné ou non : un vaccin ne prévient pas l’infection. Un doute sur la voie d’administration ou sur une réaction après le vaccin se règle aussi par un appel. Ce texte ne remplace pas l’avis d’un vétérinaire.

Sources

  • WSAVA, « 2024 guidelines for the vaccination of dogs and cats », Journal of Small Animal Practice, 2024

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Rédigé par
La rédaction de ClinVetForêt
La rédaction de ClinVetForêt lit les recommandations des écoles nationales vétérinaires, de l'Ordre des vétérinaires et de l'Anses, les notices des fabricants et les textes sur les obligations des propriétaires d'animaux. Elle vérifie chaque repère à sa source et cite ses sources principales en fin d'article. Elle n'est pas vétérinaire : tout ce qui relève du soin, elle le renvoie au vétérinaire qui suit l'animal.

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